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Fiscalité des cartes Pokémon : impôts à la revente

Revendre des cartes Pokémon en particulier : forfait de 6,5 % ou plus-values, exonération sous 5 000 € par vente, régime pro, déclaration et exemples.

12 min
Calculatrice d’un smartphone et pièces en euros sur une table en bois
Au-delà de 5 000 € par vente, la revente d’une carte de collection est imposable en France : deux régimes au choix, détaillés dans ce guide.

Revendre une carte ancienne plus de 5 000 € oblige à une déclaration, et une activité régulière d’achat-revente relève d’un autre régime. Ce guide explique les règles, d’après les textes officiels, pour déclarer ce qui doit l’être sans payer plus que nécessaire.

Ce guide expose le cadre fiscal français qui s’applique aux cartes de collection en 2026, les trois régimes possibles (particulier, micro-entrepreneur, BIC au réel), les calculs concrets, les obligations déclaratives, et les erreurs à éviter. L’objectif : vous permettre de revendre votre collection dans les règles, en optimisant légalement votre imposition et en évitant les pièges de requalification par l’administration. Pour la stratégie d’amont — quelles cartes acquérir, dans quelles éditions, avec quel horizon de détention — voir notre guide complet sur l’investissement dans les cartes Pokémon.

Le cadre juridique : l’article 150 VI du CGI

L’article 150 VI du Code général des impôts soumet à une taxe forfaitaire les ventes de métaux précieux, de bijoux et d’objets d’art, de collection ou d’antiquité. Qu’une carte Pokémon soit un objet de collection est, selon le BOFiP, une question de fait appréciée au cas par cas : ancienneté, rareté, prix sans commune mesure avec un objet d’usage courant, arrêt de fabrication. Si la carte n’est pas un objet de collection, sa vente relève du régime général des plus-values sur biens meubles (article 150 UA), avec la même exonération sous 5 000 € et les mêmes taux que l’option décrite plus bas. Dans ce cas, le forfait de 6,5 % n’est pas accessible : la plus-value se déclare avec le formulaire 2048-M-SD.

Pourquoi c’est important

Contrairement aux actions, obligations et ETF qui ont un régime fiscal bien spécifique (PEA, compte-titres, prélèvement forfaitaire unique), les biens meubles de collection ont leur propre régime, qui peut s’avérer plus ou moins favorable selon la situation. Il n’existe pas de dispositif type « PEA Pokémon ». Les cartes n’entrent pas non plus dans l’impôt sur la fortune immobilière, qui porte sur le patrimoine immobilier (economie.gouv.fr).

Qui est concerné ?

  • Les particuliers qui revendent leurs cartes de collection personnelle.
  • Ce régime s’applique dès lors que la vente est occasionnelle (non-habituelle).
  • Les vendeurs habituels relèvent des bénéfices industriels et commerciaux (BIC).

Les trois régimes possibles

Selon votre situation, votre activité de vente de cartes Pokémon peut tomber dans l’un des trois régimes suivants.

Régime 1 — Particulier (art. 150 VI CGI)

C’est le régime par défaut pour tout collectionneur qui revend occasionnellement sa collection personnelle. Deux options au choix du vendeur au moment de la cession :

  • Option A — Taxe forfaitaire : 6 % + 0,5 % CRDS = 6,5 % du prix total de vente. Simple, ne nécessite pas de justifier le prix d’achat, déclaration via le formulaire 2091-SD.
  • Option B — Plus-value réelle : 36,2 % sur la plus-value (19 % IR + 17,2 % prélèvements sociaux, la CSG restant à 9,2 % sur ces plus-values selon l’article L136–8 du Code de la sécurité sociale), avec abattement de 5 % par année de détention au-delà de la deuxième, exonération totale à 22 ans. Option via le formulaire 2092-SD (régime de l’article 150 UA du CGI, BOFiP). Une moins-value n’est pas prise en compte (BOFiP, § 160).

Exonération sous 5 000 € par vente. Le seuil s’apprécie objet par objet, pas sur le cumul annuel, sauf quand les objets vendus forment un ensemble : le BOFiP cite une collection de timbres. Une collection de cartes vendue d’un bloc peut donc être appréciée sur le prix du lot entier.

Régime 2 — Micro-entrepreneur (BIC)

Si votre activité d’achat-revente devient habituelle, elle relève des bénéfices industriels et commerciaux (BIC) et doit être déclarée ; la micro-entreprise est un régime simplifié pour ces activités.

  • Seuil 2026 (economie.gouv.fr) : 203 100 € de chiffre d’affaires annuel hors taxes pour la vente de marchandises, dont relève l’achat-revente de cartes.
  • Cotisations sociales : 12,3 % du CA, plus 0,1 % de contribution à la formation professionnelle, versées à l’Urssaf.
  • Impôt sur le revenu : soit le versement libératoire optionnel de 1 % du CA (sur option, sous condition de revenu fiscal de référence), soit l’intégration au barème progressif de l’IR après un abattement forfaitaire de 71 %.
  • Total : 13,4 % du CA avec le versement libératoire (12,3 + 0,1 + 1).
  • Déclaration : mensuelle ou trimestrielle via le portail autoentrepreneur.urssaf.fr.

Ses formalités sont réduites : une déclaration du chiffre d’affaires, mensuelle ou trimestrielle, à l’Urssaf.

Régime 3 — BIC au réel

Si le chiffre d’affaires hors taxes dépasse le seuil de la micro-entreprise deux années civiles de suite, le régime réel s’applique au 1er janvier suivant (Service Public) ; il est aussi possible sur option. Il impose une comptabilité complète et, selon le chiffre d’affaires, la TVA.

Organigramme : une activité habituelle d'achat-revente relève des BIC, en micro-entreprise ou au réel au-delà de 203 100 € de chiffre d'affaires deux ans de suite ; sinon, exonération jusqu'à 5 000 € par vente, puis article 150 VI du CGI.
Quel régime fiscal s’applique à votre situation — arbre de décision selon la fréquence des ventes et le chiffre d’affaires annuel.

Régime particulier en détail : les deux options

Le régime particulier concerne les ventes occasionnelles d’une collection personnelle. Voici comment choisir entre les deux options au moment de vendre.

Option forfaitaire 6,5 %

Base d’imposition : le prix total de vente, peu importe votre prix d’achat.

Calcul : (Prix de vente) × 6,5 %

Exemple : vente d’une carte à 6 000 €.

  • Taxe forfaitaire : 6 000 × 6,5 % = 390 €

Obligations déclaratives :

  • Remplir le formulaire 2091-SD dans le mois suivant la cession.
  • Pas besoin de prouver le prix d’achat d’origine.

Quand choisir cette option : quand votre plus-value est élevée par rapport au prix de vente (cas typique : vous avez acheté la carte enfant à quelques francs et la revendez aujourd’hui à plusieurs milliers d’euros).

Option plus-value réelle 36,2 %

Base d’imposition : la plus-value nette (prix de vente - prix d’achat), après application de l’abattement durée.

Calcul : (Prix de vente - Prix d’achat) × (1 - abattement) × 36,2 %

Abattement durée : 5 % par année de détention au-delà de la deuxième année. Soit :

  • 2 ans et moins : 0 %
  • 3 ans : 5 %
  • 5 ans : 15 %
  • 10 ans : 40 %
  • 15 ans : 65 %
  • 22 ans et plus : 100 % (exonération totale)

Exemple 1 : carte achetée 2 000 € il y a 10 ans, revendue 6 000 € aujourd’hui.

  • Plus-value brute : 6 000 - 2 000 = 4 000 €
  • Abattement 10 ans : 40 %
  • Plus-value imposable : 4 000 × 60 % = 2 400 €
  • Impôt : 2 400 × 36,2 % = 869 € (moins favorable que le forfait ici)

Exemple 2 : carte achetée 5 000 € il y a 10 ans, revendue 6 000 € aujourd’hui.

  • Plus-value brute : 6 000 - 5 000 = 1 000 €
  • Abattement 10 ans : 40 %
  • Plus-value imposable : 1 000 × 60 % = 600 €
  • Impôt : 600 × 36,2 % = 217 € (mieux que le forfait à 6 000 × 6,5 % = 390 €)

Exemple 3 : carte achetée 2 000 € il y a 22 ans, revendue 6 000 €.

  • Plus-value brute : 4 000 €
  • Abattement 22 ans : 100 %
  • Plus-value imposable : 0 €
  • Impôt : 0 € (exonération totale)

Obligations déclaratives :

  • Remplir le formulaire 2092-SD (option irrévocable pour le régime des plus-values).
  • Fournir des justificatifs du prix d’achat d’origine (factures, relevés bancaires).
  • Déclaration dans le mois suivant la cession.

Comment choisir concrètement

Comparez la plus-value au prix de vente. Sans abattement, le régime réel coûte moins que le forfait tant que la plus-value reste sous 18 % environ du prix de vente (6,5 ÷ 36,2). L’abattement pour durée de détention relève ce seuil :

Détention Abattement Le régime réel est moins cher si la plus-value reste sous…
2 ans ou moins 0 % 18 % du prix de vente
5 ans 15 % 21 % du prix de vente
10 ans 40 % 30 % du prix de vente
15 ans 65 % 51 % du prix de vente
18 ans 80 % 90 % du prix de vente
19 ans et plus 85 % et plus toujours, dès qu’il y a une plus-value

Dans le doute, calculez les deux et choisissez le moins cher. Attention : vous devez avoir les justificatifs du prix et de la date d’achat pour opter pour le régime réel, sauf détention de plus de vingt-deux ans ; sans eux, seul le forfait est accessible.

Quand bascule-t-on en régime professionnel ?

Nous n’avons trouvé aucun texte fixant un nombre de ventes. Le Code de commerce range parmi les actes de commerce tout achat de biens meubles pour les revendre (article L110–1), et sont commerçants ceux qui exercent des actes de commerce et en font leur profession habituelle (article L121–1) ; les bénéfices d’une profession commerciale relèvent des bénéfices industriels et commerciaux (article 34 du CGI).

Vendre une collection constituée pendant des années n’est pas la même chose qu’acheter des cartes pour les revendre. En cas de doute sur votre situation, interrogez votre service des impôts.

Pourquoi c’est un enjeu

Si l’administration vous requalifie en professionnel a posteriori lors d’un contrôle, vous risquez :

  • Le rattrapage des cotisations sociales non versées (URSSAF),
  • La TVA, selon le chiffre d’affaires,
  • Des majorations, par exemple de 40 % en cas de manquement délibéré et de 80 % en cas de manœuvres frauduleuses (article 1729 du CGI),
  • Des intérêts de retard,

Si vos achats-reventes deviennent réguliers, déclarez une micro-entreprise plutôt que d’attendre un contrôle.

Cas pratique : votre première revente significative

Imaginons un collectionneur qui a acheté une carte 400 € en 2015 et la revend 6 500 € en 2026.

Prix d’achat : 400 €. Prix de vente : 6 500 €. Plus-value brute : 6 500 - 400 = 6 100 €. Durée de détention : 11 ans. Abattement durée : 9 ans × 5 % = 45 %.

Calcul option forfaitaire

6 500 × 6,5 % = 422,50 € de taxe

Calcul option réelle

  • Plus-value imposable : 6 100 × (1 - 45 %) = 3 355 €
  • Impôt : 3 355 × 36,2 % = 1 215 €

Conclusion

Le régime forfaitaire est clairement plus favorable dans ce cas (422,50 € contre 1 215 €) : la plus-value représente 94 % du prix de vente, bien au-dessus du seuil d’environ 33 % qui s’applique après 11 ans de détention. C’est le cas typique d’une carte achetée bon marché il y a longtemps.

Déclaration à faire : formulaire 2091-SD dans le mois suivant la vente, taxe de 422,50 € à régler.

Cas pratique : la vente rapprochée

Imaginons maintenant un collectionneur qui achète une carte 50 000 € en janvier 2026 et la revend 62 000 € en octobre 2026 (9 mois de détention).

Plus-value brute : 12 000 €. Durée de détention : moins de 2 ans → aucun abattement.

Calcul option forfaitaire

62 000 × 6,5 % = 4 030 €

Calcul option réelle

12 000 × 36,2 % = 4 344 €

Le forfait est à peine plus favorable. Mais surtout : acheter pour revendre peu après correspond à la définition de l’acte de commerce. Répétées, ces opérations peuvent être requalifiées en activité professionnelle. Méfiance sur les achats-reventes rapides.

La TVA à l’import : le piège côté achat

Côté achat, une carte qui entre en France depuis un pays hors de l’Union européenne (États-Unis, Royaume-Uni, Japon, Suisse…) est soumise à la TVA à l’importation, et le transporteur peut facturer des frais de dédouanement. Une carte achetée dans un autre pays de l’Union n’en paie pas.

Pour le grading, PSA (Francfort) et CGC (Munich) notent les cartes en Allemagne : un envoi depuis la France reste dans l’Union, sans TVA à l’importation au retour. Le détail est dans notre guide du grading depuis la France.

Le taux réduit de 5,5 %

La TVA à l’importation d’objets de collection bénéficie d’un taux réduit de 5,5 %, mais la notion d’objet de collection est définie strictement (BOFiP) : collections présentant un intérêt historique, ethnographique, numismatique, etc. Nous n’avons pas trouvé de décision qui l’applique aux cartes à collectionner : comptez 20 % et interrogez les douanes avant une importation importante.

Erreurs fréquentes à ne jamais commettre

Ne pas déclarer une vente au-dessus de 5 000 €

Le plus grave. Les plateformes de vente transmettent à l’administration des informations sur les opérations de leurs vendeurs (dispositif DPI-DAC7, voir impots.gouv.fr). Ne pas déclarer une vente imposable expose à un redressement et à des pénalités.

Sous-déclarer la valeur pour éviter la TVA import

Tentation classique mais illégale et contre-productive. L’administration douanière peut vérifier, et en cas de perte du colis, vérifiez les règles d’indemnisation de votre contrat : elles peuvent dépendre de la valeur déclarée.

Mélanger revenus et ventes personnelles

Ne jamais encaisser une vente de carte sur votre compte professionnel si vous avez une entreprise qui n’est pas liée au TCG. Et inversement, ne pas encaisser sur votre compte personnel si vous avez un micro-entrepreneur TCG. Séparation stricte.

Oublier de garder les factures d’achat

Sans justificatifs de la date et du prix d’achat, vous ne pouvez pas opter pour le régime réel au moment de la vente (sauf à prouver une détention de plus de vingt-deux ans), et vous êtes coincé avec le forfait 6,5 %. Sur les détentions longues, c’est une perte sèche de dizaines à milliers d’euros d’optimisation fiscale.

Croire qu’une plateforme internationale échappe au fisc français

Vendre sur une plateforme étrangère (eBay.com plutôt qu’eBay.fr, par exemple) ne dispense pas un résident fiscal français d’examiner ses obligations fiscales en France, selon les règles de ce guide.

Questions fréquentes

Dois-je déclarer mes ventes de cartes Pokémon aux impôts en France ?

Oui, au-delà d’un seuil et selon le régime applicable. Une vente de 5 000 € ou moins par un particulier est exonérée, sans déclaration. Au-delà, vous déclarez soit la taxe forfaitaire de 6,5 % (formulaire 2091-SD, dans le mois), soit, sur option, la plus-value (formulaire 2092-SD). Si vos achats-reventes deviennent habituels, ils relèvent des bénéfices commerciaux, par exemple en micro-entreprise.

Quel est le seuil d’exonération pour la vente d’une carte Pokémon ?

5 000 € par vente, pour un particulier qui vend occasionnellement. Le seuil s’apprécie objet par objet, sur le prix de vente et non sur la plus-value, sauf quand les objets vendus forment un ensemble (le BOFiP cite une collection de timbres) : c’est alors le prix de l’ensemble qui compte. Une carte vendue 4 999 € est exonérée ; vendue 5 001 €, la totalité du prix est imposable.

Quelle est la différence entre les régimes 6,5 % et 36,2 % ?

Le 6,5 % (taxe forfaitaire) s’applique sur le prix total de vente, sans tenir compte du prix d’achat d’origine. Simple à déclarer mais pas toujours optimal. Le 36,2 % (plus-value réelle) s’applique uniquement sur la plus-value (prix vente - prix achat), avec un abattement de 5 % par année de détention au-delà de la deuxième, et une exonération totale à 22 ans. Plus complexe mais souvent plus favorable pour les détentions longues.

À partir de quand suis-je considéré comme vendeur professionnel de cartes Pokémon ?

Nous n’avons trouvé aucun texte fixant un nombre de ventes. Le Code de commerce range parmi les actes de commerce tout achat de biens meubles pour les revendre (article L110–1), et sont commerçants ceux qui en font leur profession habituelle (article L121–1) ; les bénéfices d’une profession commerciale relèvent des BIC (article 34 du CGI). Vendre une collection personnelle constituée au fil des années n’est pas acheter des cartes pour les revendre.

Comment choisir entre régime forfaitaire et régime réel pour ma vente ?

Sans abattement, le calcul est simple : le régime réel (36,2 % de la plus-value) coûte moins que le forfait (6,5 % du prix de vente) tant que la plus-value reste inférieure à environ 18 % du prix de vente (6,5 ÷ 36,2). Au-delà, le forfait devient plus intéressant. L’abattement de 5 % par année de détention au-delà de la deuxième réduit l’impôt du régime réel et repousse ce seuil. Conservez les justificatifs de la date et du prix d’achat (factures, relevés de vente) : ils conditionnent l’option pour le régime réel, également ouverte si vous prouvez une détention de plus de vingt-deux ans.

La TVA à l’import s’applique-t-elle aux cartes gradées qui reviennent de PSA ?

Pas si la carte reste dans l’Union européenne : PSA à Francfort et CGC à Munich notent les cartes en Allemagne, sans TVA à l’importation au retour. En revanche, une carte qui entre en France depuis un pays hors UE (États-Unis, Royaume-Uni, Japon…) est soumise à la TVA à l’importation. Le taux réduit de 5,5 % vise les objets de collection au sens douanier ; nous n’avons pas trouvé de décision qui l’applique aux cartes à collectionner : comptez 20 %.

Le régime micro-entrepreneur est-il avantageux pour vendre des cartes Pokémon ?

C’est un régime simplifié pour une activité d’achat-revente. En 2026, il est ouvert jusqu’à 203 100 € de chiffre d’affaires pour la vente de marchandises. Cotisations sociales : 12,3 % du chiffre d’affaires, plus 0,1 % de contribution à la formation professionnelle. Impôt sur le revenu : versement libératoire de 1 % du chiffre d’affaires sur option (sous condition de revenus), ou barème de l’impôt après un abattement de 71 %. Déclaration mensuelle ou trimestrielle à l’Urssaf.

Les pertes sur ventes de cartes Pokémon sont-elles déductibles fiscalement ?

Pour un particulier, non : en matière de plus-values sur biens meubles, les moins-values ne sont pas prises en compte, sans exception (BOFiP, CGI art. 150 VD). En micro-entreprise, l’impôt se calcule sur le chiffre d’affaires après abattement forfaitaire, sans déduction des pertes. Au régime réel, interrogez votre service des impôts ou un comptable.

Comment documenter mes achats pour justifier le prix d’acquisition ?

Conservez systématiquement : factures d’achat datées (Cardmarket, eBay, boutiques), captures d’écran de paiement avec date, relevés de compte bancaire qui montrent le débit, factures de grading PSA/CGC. Numérisez tout dans un dossier cloud daté. En cas de contrôle ou de vente au régime réel, ces documents sont indispensables pour prouver votre coût d’acquisition et bénéficier des abattements.

Les cartes Pokémon sont-elles soumises à l’IFI ou à la taxe sur les objets précieux ?

Non à l’IFI, qui porte sur le patrimoine immobilier (economie.gouv.fr). La taxe forfaitaire sur les objets précieux ne vise pas que les métaux précieux : l’article 150 VI du CGI couvre aussi les bijoux et les objets d’art, de collection ou d’antiquité. C’est le forfait de 6,5 % décrit dans ce guide, avec l’option pour le régime des plus-values. Vérifiez aussi ce que couvre votre assurance habitation pour une collection de valeur, si elle dépasse plusieurs milliers d’euros.

Dernière mise à jour : 7 octobre 2026

Dans ce guide · 8 parties

  1. 1 Le cadre juridique : l’article 150 VI du CGI
  2. 2 Les trois régimes possibles
  3. 3 Régime particulier en détail : les deux options
  4. 4 Quand bascule-t-on en régime professionnel ?
  5. 5 Cas pratique : votre première revente significative
  6. 6 Cas pratique : la vente rapprochée
  7. 7 La TVA à l’import : le piège côté achat
  8. 8 Erreurs fréquentes à ne jamais commettre